mardi 17 août 2010

Chronique d'une semaine occupée

Encore une semaine sans bloguer! Le nom de ce blog est de plus en plus vrai: Une fois!

Non mais, quelle semaine de roller-coaster émotif que fut la semaine dernière.

Mardi:
Retrouvailles avec un camarade de classe. On ne s’était pas vu depuis 34 ans. On s’est retrouvé grâce à Facebook.

Donc une soirée à se rappeler des souvenirs, à se mettre à jour, à se trouver des points communs. Lui est très manuel, moi pas. Lui demeure à la campagne, je suis plus urbain.

Alors, qu'avons nous en commun, après tout ce temps? Pour commencer, nous aimons rire. Mon chum possède un sens de l’humour décapant. C’est probablement pour ça que étions amis au secondaire. Nous nous assoyions dans la dernière rangée en classe, basculant nos chaises sur deux pattes en s’accotant le dos au mur, au grand dam de notre prof de français, matière que nous maîtrisions assez bien à l’époque.

Et là nous échangions des blagues. Nous nous faisions des histoires, des synopsis, des trucs drôles. C’était invariablement nos profs qui étaient les victimes de nos histoires débridées. Surtout notre prof de chimie.

On a aussi parlé de paternité. Avec la plupart de mes amis qui ont des enfants, je parle beaucoup de famille. J’ai l’impression que ce n’était pas comme ça dans le temps de mon père. C’est un plaisir qui devait être réservé aux mères. Certains de mes amis sont toujours avec la mère des enfants, d’autres ont la garde partagée. Parfois ils sont à nouveau célibataires, ou ils se sont reconstitués une famille élargie.

Tellement de dynamiques différentes. Peut-être pour ça que c’est intéressant d’échanger. On ne vit pas tout à fait la même chose.

Nous avons très peu parlé de sport, de char et de femmes. J’vous le dis.

Un des moments fort de la soirée fut lorsque mon copain me mentionna que le prof le plus cool qu’il se souvienne d’avoir eu était Elio Mywinch (nom fictif, vous l’aurez deviné). C’est que Elio Mywinch c’est le nom du père d’un ami. Ami que je n’ai pas vu en 20 ans, mais que j’ai retrouvé sur Facebook, il y a moins d’un mois. Après vérification avec le fils d’Elio, c’était bien son père. Je ne savais même pas que son père avait été prof.

C’est dans ce temps-là qu’on se dit que le monde est petit.

Somme toute, une agréable soirée de retrouvailles avec un ancien/nouvel ami qui avait fait une heure de route pour notre rendez-vous. La prochaine fois, on va souper dans son boutte.


Jeudi:
En soirée, j’étais au Centre Bell, au show de Paul McCartney. Ce fut vraiment une soirée magique.

En 1989, lors de son dernier passage à Montréal, je n’avais pas réussit à avoir de billets. Le soir du show, j’arpentais le trottoir devant le Forum, avec $300 en poche espérant acheter une paire de billets. J’avais dit à ma blonde de venir me rejoindre. Elle était enceinte de quatre mois. Les scalpers demandaient $300 du billet. Aller voir ce show sans ma blonde était impensable.

J’ai gardé mon $300, ma blonde et moi sommes allés au resto puis au cinéma, pendant que Paul, qui n’était pas encore Sir, était sur scène avec Linda de l’autre côté de la rue. Avec le recul, c’est ce soir là que j’ai eu la certitude que j’étais prêt à avoir des enfants. Ça me faisait quelque chose de manquer le show, ne sachant quand j’aurais la chance de revoir l’ex-Beatle, mais j'ai réalisé ce soir-là qu’il y avait désormais des choses plus importantes dans ma vie.

Jeudi dernier, 21 ans plus tard, quelques minutes avant le début du spectacle, alors que nous étions tout les trois assis, j’ai dit à ma blonde (la même qu’il y a 21 ans) et à ma fille (qui aurait été au show de 1989 sans avoir à payer de billet) : ‘Voici le show que nous attendons depuis 21 ans’.

C’était vrai en parti. Celle de voir le show ensemble. En 2008, avec mon fils, j’étais sur les Plaines D’Abraham, à moins de 200 pieds de la scène. L’an dernier, ma fille s’était tapée 28 heures d’autobus en une fin de semaine afin de voir McCartney à Halifax. Elle était dans les premières rangées.

Ma blonde était donc la seule à ne pas avoir vue Paul ‘live’. Mon fils ne voulait pas venir, jugeant qu’avoir vu un ex-Beatle une fois dans sa vie, c’était suffisant. Pourtant, il aime bien les chansons des Fab Four.

Nous avons bien faillit ne pas avoir de billets pour le spectacle de jeudi. Je vous parlerai un jour de mon chum Sym, et comment le destin fit qu’il se retrouve avec trois billets de trop.

Un show de trois heures. Quelle générosité! Vous savez quoi? Vers le milieu du spectacle, j'aurais aimé avoir une télécommande et faire PAUSE, et revenir pour la suite le lendemain. Mais Paul était une vraie machine! Un juke-box humain.

De tout le spectacle, je ne l'ai pas vu prendre une gorgée d'eau. Pas un verre ou une bouteille en vue. Me semble qu'après avoir chanté Helter Skelter, il l'aurait bien mérité. Même pas.

En 2008, j'avais décris mon expérience sur les Plaines d'Abraham de cette façon: Ne pas déjà être fan de McCartney, je le serais devenu ce soir là. C'est aussi vrai aujourd'hui.

Donc jeudi, après trois heures de voyage dans l’univers de Paul, nous sortons du Centre Bell, encore sur un nuage, chantant des chansons que nous venons d’entendre. Ma fille, elle, s’est arrangée avec une amie, et les deux partent sur le champ pour Boston, pour être de retour 40 heures plus tard.

Donc, alors que nous remontons la rue De La Montagne, elle spot l’auto de son amie dans la rue, part en courant, et nous fait un bye-bye de la main. ‘À samedi’, nous lance-t-elle. La Mazda de la copine s’engouffre ensuite dans la circulation.

La nostalgie des tounes de Paul fait place à la réalité qui nous rattrape. Notre fille est présentement à l’âge ou tout est possible.

Pour elle, c'est possible de ne pas à avoir à choisir entre deux choses. Elle peut les faire toutes, et c’est très bien ainsi . Elle aura bien assez vite à faire des choix, comme celui d’aller voir un show seule ou passer la soirée avec un être cher. À ce moment, je sais qu’elle saura quoi faire, et que cette décision la fera grandir à son tour.


Samedi:
Journée de boys. En fait, c'est comme si j'avais monté un band de toutes pièces, avec des amis à moi, mais qui eux ne se connaissaient pas. Le résultat a été surprenant. C'était assez difficile de faire des interprétations, puisqu'il nous manquait un chanteur. Par contre, Denis, tout en étant au drum, nous a livré une version punchée de Roadhouse Blues. Nous avons fait quelques tentatives de chansons des Beatles, mais c'était loin de sonner comme jeudi soir au Centre Bell.

Là ou c'était vraiment intéressant, c'était les jams instrumentaux. Avec Marc à la guitare et JP au clavier, c'était génial. Je m'en tenais surtout à la rythmique. Jean-Seb, qui s'est joint à nous plus tard, a eu l'air d'apprécier son expérience.

Ça se passait au chalet de mon ami, sur le bord d'un lac. Nous étions sur la véranda. Par moment, des pédalos se pointaient devant le chalet, faisaient du surplace pendant plusieurs minutes, avant de repartir. Cool...nous avions un public.

Les gars ont aimés l'expérience, et on refera sûrement ça de nouveau.

It's only rock and roll but I like it...

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