Près de 40 ans plus tard, c'est encore frais dans nos mémoires; le premier match à Montréal, alors que les soviétiques, qui ont décidément appris vite, humilient le Canada 7-3. L'incroyable remontée du Canada dans le match numéro huit. Tirant de l'arrière 5-3, le Canada l'emporte in extremis grâce au dramatique but de Paul Henderson avec 34 secondes à faire au match et à la série.
J'ai acheté le coffret DVD de cette série. J'ai revu chacun des huit matches, pour me rendre compte qu'à part les deux évènements décrits plus haut, j'en avais oublié des bouts.
Si je pose la question à savoir qui était le gardien de buts pour les Soviétiques, tous sans hésitations répondront Vladislav Tretiak. Bravo!
Prochaine question, plus difficile; Qui était le substitut de Tretiak? Ouf! c'est chien ça. Pas facile, hein?
...
Viktor Zinger?
Oui, Zinger était le substitut, mais seulement pour les quatre premiers matches. Qui d'autre?
...
Alexander Sidelnikov, bien sûr. Vous l'aviez sur le bout de la langue.
Sauf que, sauf que...
Dans le match numéro six, l'U.R.S.S a fait appel à un quatrième gardien. Pourtant, son nom est absent de la plupart des comptes-rendus de l'époque.
Ce n'est qu'à la sortie du coffret DVD, trente ans plus tard, qu'on redécouvre Alexander Pashkov. Surprise!
Avec mes pauvres connaissances en multimédia, j'ai quand même réussi à tirer des photos du DVD. Voici donc aujourd'hui mon hommage à ce grand oublié, le gardien de buts Alexander Paskov.
Pashkov faisant son entré sur la patinoire. A sa droite, on reconnaît Guy Lapointe. Les joueurs des deux équipes faisaient leur entrée deux par deux, comme au soccer. (L'officier soviétique à l'arrière-plan est non-identifié)

Alexander durant la présentation des joueurs.
Ici, Pashkov, solennel, durant l'hymne national, entre Liapkin et Volchkov.
En début de troisième période, l'équipe canadienne met du temps avant de sauter sur la patinoire. La caméra nous montre les Russes patinant. Au moment ou un gros plan sur Alex s'amorce, l'image s'embrouille. (En 1972, la retransmission par satellite n'était pas encore au point)
Pauvre Pashy, au moment ou l'image revient, il détourne déjà le regard de la caméra.
Remarquez les culottes de Pashkov qui ne sont pas de la même couleur que celles de ses coéquipiers. Pashkov porte le numéro 26, fut qui aussi porté par le défenseur Evgeny Paladiev durant les matches 1, 2 et 4. Pas étonnant qu'on l'ait oublié.
Pashkov, qui venait de remporter l'or Olympique, avait vingt-huit ans au moment de la série, huit de plus que Tretiak. Malheureusement pour Pashy, Tretiak deviendra le gardien soviétique numéro un jusqu'au milieu des années 80.
Pashkov fera tout de même partie de l'équipe qui gagnera le championnat du monde en 1978, jouera jusqu'en 1982 et sera élu au temple de la renommée soviétique.
Je n'ai pas réussi à savoir ce qu'il est devenu aujourd'hui. Il est aussi discret qu'en 1972.
Les images proviennent du coffret DVD Canada's Team of the Century, et sont publiées ici sans le consentement de Universal.

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