Chaque fois que le Canadien joue son dernier match, c'est comme une p'tite peine d'amour. Même lorsqu'ils empilaient les coupes Stanley, il fallait quand même attendre jusqu'en octobre avant de revoir nos Glorieux.
Depuis plusieurs années cependant, le CH se retrouve en vacance assez tôt. La plupart du temps dès le début avril. Quand ça va vraiment mal, il pleut en plus! C'est quand même moins pire que les Maple Leafs de Toronto. Lorsqu'ils sont éliminés, il neige encore.
Il y a eu des années ou ça a fait plus mal que d'autres. Les Sabres en '75, les Oilers en '81, les Nordiques de '82, les Bruins de '88 (parce que le CH avait battu Boston 16 fois de suite en séries avant cette année là), encore les Bruins dans le match 7 de '94, et les Flyers en 2008. J'en oublie, et c'est volontaire.
Cette année, nous avons quand même été gâtés. À l'aube des séries, je ne croyais pas trop aux chances des Montréalais, à moins d'un miracle, comme en 1971. Cette année-là, l'équipe avait remportée deux matches numéro 7 sur la route, comme cette année.
Ce printemps, j'ai regardé quelques matches avec mon ami JP. Lui et moi étions ensemble à la parade de 1986. Au fil des ans, nous nous sommes perdu de vue, pour se retrouver 24 ans plus tard. Etait-ce un signe? Secrètement, chacun de notre bord, nous y avons cru.
Toujours est-il qu'avant chaque match, nous avions nos petits rituels.
Même menu, même marque de bière. JP était au match 6 contre Pittsburgh. La serviette blanche remise à chaque personne fit ensuite partie des artefacts nécessaires pour remporter la victoire.
Hier, il a fallu se rendre à l'évidence que nous ne verrions pas le gros saladier argenté dans les rues de Montréal cette année. Ce sera pour une autre fois...et ça commence à m'inquiéter de toujours avoir à remettre le party.
Mes amis et moi avançons en âge. Aurons-nous la chance de la voir cette 25e coupe? Les Blackhawks attendent déjà depuis 48 ans! Je leur souhaite de tout coeur la victoire ultime cette année.
Ça va me faire du bien de les encourager. Ils vont être comme mon 'rebound', mon équipe de transition, comme justement, après une peine d'amour.

JP et moi, rue Sainte-Catherine, lundi 26 mai 1986 (photo par Bro)

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